Les éléments archéologiques découverts à Alise sont tout de même très sérieux :
- Cette inscription en langue gauloise a été découverte à Alise : 
MARTIALIS. DANNOTALI
IEVRV . VCVETE . SOSIN
CELICNON ETIC
GOBEDBI . DVGIIONTIIO
VCVETIN
IN ALISIIA
« Martialis, fils de Dannotalos, a offert à Ucuetis ce bâtiment, et cela avec les forgerons qui honorent Ucuetis à Alésia »
L'inscription a été découverte en 1839. Elle est datée du premier siècle ap. JC. La traduction définitive de l'inscription a été adoptée en 1979 seulement. Il s'agit en réalité de la plus longue inscription en langue gauloise découverte. Elle est particulièrement intéressante à plus d'un titre. Mais pour ce qui nous préoccupe dans ce post, il s'agit bien d'une preuve archéo qui permette de situer Alésia à Alise. Elle a fait l'objet de plusieurs expertises. On peut cependant penser à un homonyme. Alors, il y a d'autres éléments.
- Les tessères d'Alésia : 
Il existe en Gaule romaine des jetons en plomb appelés « tessères » Ils se présentent sous la forme d’une monnaie. Au droit, ils portent en général l’image d’une divinité, au revers le nom d’un peuple - plus rarement d’un pagus - le plus souvent abrégé. On rencontre ainsi les
Lingones, les Treveri, les Ambiani (cités), les Ansenses, les Pertenses, les Nasienses (pagi) et… les Alisienses. 8 tessères comme celle ci ont été découvertes à Alise. Cela fera plaisir aux Leuques : vous avez bien lu, les tessères des Nasienses existent bel et bien, comme à Alésia. Ce n'est pas le seul rapport d'ailleurs entre nous et Alésia. Les clous de calligae césariens retrouvés en abondance sur le site de Boviolles. Et si Alésia c'était chez nous ??? Je plaisante bien sûr !
- Les découvertes militaires d'Alise : Voici la liste des armes découvertes à Alise :
une série de casques (un seul conservé entier) et de fragments de casques (30 éléments conservés), surtout gaulois ;
116 éléments de boucliers (umbones et orles), essentiellement gaulois et germains ;
une importante série d’épées et de fragments d’épées (15 épées, 40 éléments d’épées conservés) surtout celtiques ;
des éléments de glaives ou de poignards romains (une lame conservée) ;
392 fers d’armes de hast ou de jet, celtiques ou romains ;
146 pointes de flèches, surtout celtiques ;
11 traits de catapulte romains ;
29 balles de fronde en plomb romaines ;
16 boulets en calcaire romains ;
des armes inertes (6 stimuli, 12 chausse-trapes conservés).
Ca n'a l'air de rien cette petite liste à la Prévert, mais il s'agit en fait du plus important arsenal celtique et romain découvert à ce jour. Le site de Kalkriese, site de la bataille de Varus, n'a pas livré autant d'éléments militaires !!! Qu'on se le dise !
En général, même, les sites de batailles célèbres livrent très peu d'éléments militaires. Ce qui a été découvert à Alise est exceptionnel.
- Labienus à ALise : 
Cette balle de fronde est signée T LABI. C'est Labienus, LE lieutenant de César ! En passant, cette balle a été trouvée dans un camp parfaitement identifié.
Les germains aussi étaient à Alise : Voici un umbo germanique découvert à Alise :
Les chevaux gaulois, romains et germains trouvés à Alise : Les fouilles franco-allemandes entreprises entre 1991 et 1997 ont recueilli dans le fossé de la contrevallation situé au pied du mont Réa un important échantillon d’ossements animaux. Il s’agissait presque exclusivement d’os de chevaux (99%) mâles et jeunes
L'analyse des importantes variations morphologiques qui ont été constatées a permis d’identifier de manière certaine deux races équines, bien connues par ailleurs :
L’une est grande (environ 150/160 cm au garrot) et tout à fait exceptionnelle en Gaule chevelue avant l’époque impériale, date à laquelle elle se répand progressivement. Cette race est d’origine italique.
L’autre race est beaucoup plus petite (environ 130 cm au garrot). L’archéologie prouve qu’elle est très commune en Gaule pendant toute la période gauloise et perdure pendant la période gallo-romaine tout en cédant du terrain devant la race plus grande. Il s’agit d’une race indigène.
Enfin, l’étude des restes équins tend à prouver la présence d’une race encore plus petite (environ 115/120 cm au garrot), inconnue en Gaule mais bien attestée à l’est du Rhin.
Voilà les arguments en faveur d'Alise. C'est assez édifiant non ?
Par contre, en faveur de Syam, voilà les preuves : Il fait 6 km de long, plusieurs mètres de haut. Il n'est pas daté avec certitude.

En fait, un clou de calligae. Je pense même césarien. Mais à Boviolles, on en a retrouvé des dizaines, peut être des centaines ! Et ça ne fait pas de Boviolles, des Leuques, Alisia ! Un clou ne fait pas une armée : il en faut combien par sandale ? 30 ?

Cette clé est intéressante : elle date du premier siècle av JC.
Il est question également d'une céramique campanienne d'importation.
Pour les restes de tours, les lilias et autres objets mentionnés, je n'ai rien trouvé là dessus. Bref, ça ne pèse pas lourd. Même à Boviolles, on a plus d'éléments archéo qui permettraient d'affirmer qu'Alésia s'est tenue chez nous.
Mon avis est que les objets de Syam sont surinterprétés. Il y a quelques vestiges sur le site, mais encore beaucoup de travail pour déterminer de quoi il s'agit au juste. Mais à mon avis, certainement pas du site d'Alésia, c'est clair.
Alise est définitivement LE site d'Alésia.